Photo fournie par le PARD

Rahaf Hajj Ibrahim (à droite), 10 ans, est une réfugiée syrienne qui vit avec sa famille à Beyrouth, au Liban. Elle est actuellement en troisième année et sa scolarité est assurée par le partenaire du MCC, Aide populaire pour le secours et le développement (PARD), qui fournit un soutien éducatif et psychosocial aux jeunes enfants réfugiés. Photo fournie par le PARD.

Rahaf Hajj Ibrahim (à droite), 10 ans, est une réfugiée syrienne qui vit avec sa famille à Beyrouth, au Liban. Elle est actuellement en troisième année et sa scolarité est assurée par le partenaire du MCC, Aide populaire pour le secours et le développement (PARD), qui fournit un soutien éducatif et psychosocial aux jeunes enfants réfugiés. Photo fournie par le PARD.

C’était un matin froid de novembre 1979. Vinh Huynh, 10 ans, était assis dans le bureau du directeur de l’école primaire de Birtle. C’était son premier jour à l’école de cette petite ville de l’ouest du Manitoba. Il ne parlait pas anglais. Mais lorsqu’il repense à ce qu’il a ressenti ce jour-là, il se souvient avec émotion de la chaleur dont a fait preuve le directeur Marshall, qui a essayé de créer un espace pour qu’un jeune réfugié puisse apprendre dans un environnement radicalement nouveau.

Sa famille avait été parrainée pour immigrer au Canada par un groupe basé dans la petite ville de Birtle, au Manitoba. Sa famille faisait partie de l’exode des réfugiés fuyant le Vietnam et l’Asie du Sud-Est dans les années qui ont suivi la fin de la guerre du Vietnam. La gentillesse de son directeur, ce premier jour d’école, a renforcé chez Huynh le goût de l’apprentissage et a contribué à façonner le cours de sa vie.

Aujourd’hui, il est assis de l’autre côté du bureau du directeur, en tant qu’administrateur en chef de l’école secondaire Gordon Bell de Winnipeg.

Vinh Huynh, sa femme Rebecca Braun-Huynh et leurs enfants (de gauche à droite) Mai-Anh, 13 ans, Tai, 11 ans, et Lien, 15 ans, lors d’un mariage en 2019. Photo fournie par Vinh Huynh.

L’histoire de Huynh est une histoire à laquelle des millions d’enfants réfugiés peuvent s’identifier. S’ils ne reçoivent pas d’aide, des millions d’enfants vont complètement rater leur chance de recevoir une éducation qui pourrait changer leur vie. Près de la moitié des enfants réfugiés en âge d’être scolarisés n’ont accès à aucune éducation. Et alors que les gens peuvent être déplacés pendant 20 ans ou plus, il y a peu d’espoir pour de nombreux enfants réfugiés de recevoir une éducation au cours de leur vie.

Mais quelqu’un comme vous peut changer cela. En parrainant une famille de réfugiés par le biais du Comité central mennonite (MCC), vous pouvez aider à maintenir des enfants à l’école.

L’expérience de Huynh avec les étudiants internationaux ne se limite pas à être le directeur d’école des nouveaux arrivants. Il a également ouvert sa maison aux participants du programme international d’échange de bénévoles (PIEB) du MCC pendant plus d’une décennie. Il est bien placé pour connaitre l’impact qu’une bonne éducation et un soutien peuvent avoir sur les jeunes, en particulier les nouveaux arrivants.

« Ces élèves ont déjà des compétences et des capacités, alors comment pouvons-nous leur donner la possibilité d’acquérir la langue académique et la compréhension nécessaire pour démontrer les talents qu’ils ont déjà », a expliqué Huynh.

Si certains élèves nouveaux arrivants ont déjà été scolarisés, d’autres apprennent à naviguer dans l’enseignement formel pour la première fois. Il explique qu’en raison de leur expérience en tant que réfugiés, ces élèves ont souvent besoin de plus de temps pour répondre aux normes de l’éducation canadienne, mais qu’ils sont toujours capables de répondre à ces normes si on leur donne un peu plus de temps et de soutien.

Et ce soutien est exactement ce que le parrainage peut apporter. Les groupes de parrainage offrent une communauté immédiate et engagée aux nouveaux arrivants. Les parrains peuvent aider à payer les taxes ou le logement, acheter des vêtements pour un nouveau climat, aider aux travaux scolaires des enfants, mettre les nouveaux arrivants en contact avec des groupes communautaires ou aider de bien d’autres manières.

Brian Dyck est le coordonnateur national du programme de migration et de rétablissement du MCC. Il dit avoir constaté par lui-même le pouvoir de l’éducation sur les jeunes nouveaux arrivants.

« L’éducation est vraiment importante, et il est toujours passionnant de voir des enfants réfugiés venir au Canada et s’épanouir lorsqu’on leur donne cette possibilité », a déclaré Dyck en ajoutant que le parrainage profite également aux communautés où les réfugiés se réinstallent. « Parrainer une famille avec de jeunes enfants peut offrir cette opportunité, mais nos communautés bénéficient également des adultes que ces élèves deviennent. »

Des centaines de gens, de communautés et de groupes confessionnels ont parrainé des réfugiés au Canada avec le soutien du MCC. Les parrains fournissent un soutien financier pour le logement, la nourriture et d’autres besoins fondamentaux pendant la première année de vie de la famille au Canada. Et si, officiellement, le parrainage est un engagement d’un an, les relations qui se forment sont souvent transformatrices et durables.

Vous pouvez aider un enfant dont l’histoire est semblable à celle de Huynh et lui donner la possibilité d’obtenir l’éducation dont il a besoin pour réaliser ses rêves. 

Si vous voulez en savoir plus sur la façon dont vous pouvez soutenir ou parrainer l'installation des réfugiés et veiller à ce que les enfants réfugiés aient accès à l’éducation dont ils ont besoin, visitez le site mcccanada.ca/réfugiés.