MCC photo/Steve Plenert

Rosinda Picon emmène sa fille Maria Fernanda à la garderie de Stansberry Children’s Home (maison pour enfants Stansberry) à Santa Cruz en Bolivie. Elle va au travail avec son plus jeune fils Leonel Justin.

Cette maison pour enfants, partenaire du MCC, est située à cinq kilomètres à l’extérieur du centre-ville de Santa Cruz, ce qui représente une petite marche pour Picon dans une ville en pleine croissance de près de deux millions de personnes.

La maison sert de refuge aux enfants abandonnés et à ceux qui sont saisis par l’état, mais elle gère aussi un programme de garderie qui donne aux enfants une éducation et la sécurité dont ils ont besoin tout en permettant à ceux qui s’occupent d’eux d’aller travailler.

La Bolivie est un pays à forte disparité économique avec une grande partie de la population qui lutte pour survivre au quotidien.  Beaucoup de gens sont venus des zones rurales dans l’espoir de trouver du travail, y compris Picon d’après Steve Plenert, représentant du MCC en Bolivie.

« La Bolivie a fait des progrès quant à la réduction de la pauvreté extrême cependant, il y a toujours beaucoup de gens qui vivent dans des conditions difficiles. Certaines de ces personnes vont à Santa Cruz où elles peuvent être très vulnérables, surtout les femmes » explique-t-il.

Picon reçoit très peu de soutien puisqu’elle vit loin de sa famille.

« Je vis à Santa Cruz depuis maintenant 10 ans. Je suis née et j’ai grandi à Sucre (à plusieurs centaines de kilomètres d’ici), mais, je suis venue ici quand j’avais 12 ans » explique-t-elle. « Mes parents vivent toujours à Sucre, mais ils ne peuvent pas m’aider. Je suis pour ainsi dire seule avec les trois enfants. »

Les élèves de la classe du préscolaire participent à la dernière semaine des classes à la Guarderia Moisés, un programme de garderie du partenaire du MCC Stansberry Children’s Home à Santa Cruz en Bolivie.Stansberry photo/Juliane Kozel

Les écoles boliviennes fonctionnent à demi-journée, ce qui laisse les enfants vulnérables pendant que leurs parents sont au travail.

La garderie offre des collations, des temps de jeux et des conseils à près de 100 enfants de la maison des enfants et du voisinage pendant ce temps. Pico est reconnaissante au personnel qui fait tout pour l’aider. 

Maria Fernanda Picon fait de la balançoire pendant que sa mère, Rosinda, tient le bébé Leonel Justin. Maria va à la maison pour enfants Stansberry lorsque Rosinda va au travail avec Leonel.MCC photo/Steve Plenert

« C’est vraiment un bon endroit. Les enfants sont heureux ici » déclare Picon. Son fils ainé Miguel Angel âgé de 6 ans allait à Stansberry, mais il va maintenant à l’école.  Sa fille Maria Fernanda âgée de 4 ans va actuellement à Stansberry alors qu’elle emmène le bébé Leonel Justin avec elle au travail.

« Quand j’ai eu mon bébé, Lucy (un membre du personnel de Stansberry) est venue me rendre visite à l’hôpital. Elle m’a apporté de la nourriture. Elle est vraiment formidable » ajoute Picon, pendant que Maria court jouer avec le personnel et avec d’autres enfants, et un autre membre du personnel saisit Leonel pour l’embrasser chaleureusement.

« Notre vie n’est pas facile. Je paie les frais mensuels pour qu’ils soient ici, mais c’est difficile de joindre les deux bouts jusqu’à la fin de chaque mois » dit Picon. « Parfois, nous n’avons plus d’huile ni de riz. Je n’ai pas vraiment assez d’argent pour tout payer, mais, l’école le comprend et essaie vraiment d’aider. »

Miguel, Maria et Leonel vivent avec Picon hors de Stansberry, mais beaucoup d’enfants y vivent.

Ces enfants arrivent souvent après avoir vécu temporairement plusieurs années dans d’autres centres pour enfants. Stansberry est une résidence permanente où les enfants peuvent rester jusqu’à ce qu’ils finissent l’école, explique Plenert. L’organisation possède quatre petites maisons pouvant héberger de 10 à 14 personnes chacune, y compris les parents d’accueil. Ils mangent, nettoient et vont à l’église ensemble pour apprendre comment des familles saines fonctionnent.

La stabilité est essentielle dans ces situations. Les groupes de frères et sœurs restent ensemble et il y a un faible roulement, ainsi les enfants créent de meilleurs liens avec ceux qui s’occupent d’eux.

En dehors de leurs programmes pour enfants, Stansberry organise des ateliers pour les parents visant à améliorer la vie dans leur maison, et offre des occasions de formation pour ceux qui ont peu d’instruction.

« C’est une très bonne organisation et le MCC croit en la mission de fournir de bons soins aux enfants vulnérables. C’est un environnement sécuritaire, plein d’amour et de compassion où les besoins des enfants sont pourvus. La preuve est que beaucoup d’entre eux mènent une vie saine et structurée après avoir atteint l’âge de quitter le système » affirme Plenert.

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